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Non à la fermeture d'Agropolis Museum
Pour le maintien de tous les emplois

Mercredi 7 Juillet, le Midi Libre nous informe de la fermeture définitive d'Agropolis-Museum alors que les personnels avaient été prévenus seulement une semaine à l'avance et que les syndicats n'avaient pas été informés.

Cette fermeture est présentée par le quotidien comme la conséquence du désengagement de l'état conduisant à un désengagement de la Région, au prétexte de l'affluence insuffisante des visiteurs. Ce musée, si original en France et situé au coeur de l’Agro-Pôle de Montpellier fonctionnait pourtant avec peu de personnel, mais du fait de son isolement, de son accès mal aisé, du manque de promotion au niveau de la politique culturelle locale et du peu de liens développés avec la communauté Montpelliéraine de l’enseignement et de la recherche, cette initiative culturelle était quasiment condamnée d’autant plus que le musée avait été mis volontairement en état de fonctionnement ralenti par la suppression du poste de chargé de communication.

Les personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche refusent cette logique de l'inéluctable. Alors même qu'on restructure notre activité en la comprimant autour d'un pôle de l'enseignement supérieur et de la recherche agronomique (PRES), on veut nous enlever cette vitrine d'exposition de la science au grand public que devrait constituer Agropolis-Museum. A qui fera-ton croire que ceci ne préfigure pas l'avenir de nos métiers axés sur l'agronomie et l'environnement ?
Qu'en est-il dans ces conditions du prétendu Grenelle de l'environnement ? On ferme ? La crise n'est pourtant pas maléfique pour tout le monde : les banquiers ont reçu des subventions incomparablement supérieures au déficit d'Agropolis-Museum, les multinationales polluantes du pétrole et de l'automobile se portent très bien.

Au-delà de ces aspects financiers, on touche ici à la culture scientifique destinée au grand public. Devant le déferlement d'un catastrophisme médiatique qui prend souvent la science pour cible, alors que l'information scientifique reste très peu valorisée dans ses aspects positifs, le grand public finit par avoir peur de la science. Alors il ne voit plus les nouvelles perspectives scientifiques pour nourrir la planète en respectant le savoir paysan et une nouvelle intensification écologique qui respecterait les grands équilibres. Car Agropolis- Museum consacrait ses magnifiques expositions aux « nourritures et agricultures du monde »

Vers qui ce grand public va-t-il se tourner si on baisse les bras en arrêtant de l'informer et de le cultiver? La montée actuelle des sectarismes et intégrismes religieux nous laisse entrevoir la perspective.

Avec les syndicats de la recherche et de l'enseignement supérieur, dites «NON» à la fermeture d'Agropolis-Museum.

SNTRS-CGT IRD, SNTRS-CGT CNRS, CGT-INRA, SNESUP-FSU UM2, SUD-UM2, CGTCemagref,
SNCS-FSU, SGEN-CFDT-Recherche-EPST, CGT-Montpellier-SupAgro, CGT-UM1,
CGT-UM2 et UM3, SUD-Recherche-EPST, SNPTES-UNSA, SNESUP-FSU UM1.