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Position des élus de la liste FSU à l'élection de la direction de la FdS PDF Imprimer Envoyer
 
 
  Le SNASUB-FSU, le SNCS-FSU et le SNESUP-FSU, qui ont présenté la liste "La Faculté des Sciences, une UFR investie dans ses missions" à l'élection du Conseil de la Faculté des Sciences, remercions les  électeurs qui nous ont apporté leur suffrage et ont permis à quatre de nos candidats d'être élus dans cette instance :
  • Pierre Alart (Collège S1, Professeur)
  • Denis Deschacht (Collège S2, Directeur de Recherche CNRS)
  • Thierry Guillet (Collège S3, Maître de Conférences)
  • Pascale Royer (Collège S4, Chargée de Recherche CNRS)
   Au cours du deuxième conseil, qui était consacré à l'élection du directeur de la Faculté des Sciences et s'est tenu ce vendredi 5 mars, ils ont défendu publiquement la position collective suivante :

 

Position des élus de la liste «La FdS, une UFR investie dans ses missions», présentée

par les syndicats de la FSU

   Les élections à la FdS se sont déroulées dans un nouveau contexte. Ce contexte, issu des différentes réformes (LMD, LRU, RCE, nouveau statut des enseignants-chercheurs) transforme profondément les pratiques de la cogestion des établissements, héritières de lois 1968 et de 1984. En effet ces réformes fournissent aux directions des établissements, les outils de la concurrence, de l'individualisation des carrières, de la destruction des statuts. Les relations souvent conflictuelles, entre le Ministère et la communauté universitaire, représentée par ses conseils élus, ont toutes les chances de faire place dorénavant à un face à face interne aux établissements entre les directions et ses personnels et étudiants. Pour ne prendre qu'un exemple, les chaires Universités-Organismes, refusées par la communauté universitaire et ses 3 Conseils de l'UM2, sont proposées à nouveau par la direction de l'Université et son Conseil d'Administration. Le conflit, initialement entre la communauté universitaire et le gouvernement, se trouve déplacé à l'intérieur de l'établissement.

  Les élections à la FdS établissent un nouveau rapport de force dans ce contexte, marqué par:

  • une présence syndicale confortée dans les collèges IATOS, chercheurs et étudiants, mais avec des taux de participation variables,

  • une présence syndicale diminuée dans les collèges enseignants-chercheurs, et singulièrement pour le SNESup (2 élus sur 16),

  • une présence syndicale divisée,

  • deux listes asyndicales très majoritaires chez les enseignants-chercheurs, l'une issue de la direction sortante (Canal historique), l'autre issue d'une dynamique des Départements d'Enseignement (Nouvelle Vague aux accents fédéralistes), le tout rehaussé d'un parfum de clivage reproduisant celui des dernières élections dans les conseils centraux de l'UM2.

   La liste «La FdS, une UFR investie dans ses missions» ne peut donc jouer un rôle moteur dans la constitution d'une équipe de direction, avec un positionnement fort sur les effets néfastes des réformes. Elle ne peut que constater l'écart important avec les listes asyndicales sur ces sujets, sources de «bouleversements et de nouvelles opportunités» pour les uns, «d'espoirs et d'inquiétudes» pour les autres, là où nous ne voyons au mieux qu'inquiétudes. Elle ne peut que douter de sa capacité à peser positivement au sein d'une direction de la FdS. Cette attitude de retrait ne constitue pas une position de principe, elle est conjoncturelle.

   La tentation est donc forte de s'abstenir lors du vote pour le directeur de la FdS, au risque de ne donner aucune issue aux voix que nous ont apportée les électeurs.

   Les bases de notre positionnement pour l'élection du directeur de la FdS ne peuvent alors concerner que les modes de fonctionnement de la FdS. Or les structurations des équipes de direction proposées par les deux candidats sont assez voisines avec le même nombre de directions adjointes mais des items qui se sont révélés différents lors des présentations orales. La différence la plus perceptible concerne l'implication des Départements d'Enseignement au sein de la FdS, une implication revendiquée par la liste fédéraliste, perceptiblement plus subie par la liste sortante.

   Nous avons défendu, au sein du Conseil de la FdS précédent comme dans notre profession de foi, un renforcement politique et démocratique des DE, que nous croyons, non une voie vers l'éclatement, mais au contraire source de son unité assumée dans sa diversité. Rappelons ici que la FdS intègre une diversité de disciplines incomparablement plus grande que la Faculté de Médecine ou celle de Pharmacie. En votant pour Gilles Halbout, c'est un pari que nous faisons sur un renforcement démocratique des DE. Ce renforcement ne dépend pas que des directions et des élus, mais également de l'implication des personnels eux-mêmes. Il reste à réaliser.