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Hommage à Alain Marchand PDF Imprimer Envoyer

Notre camarade Alain Marchand, Professeur en Sciences Economiques à l'Université Paul Valéry de Montpellier nous a quitté le 6 janvier 2008.

 

 

Militant de la première heure, se donnant sans compter pour les causes généreuses, Alain marquait de sa personnalité attachante l'activité de notre syndicat. Homme de conviction, Alain défendait fidèlement les valeurs de son courant de pensée -école émancipée- tout autant que celles du syndicat tout entier, et portait avec coeur, loyalement, son importante contribution à la vie de notre section académique. L'émotion est grande, nos camarades de Paul Valéry en témoignent ici.

Pour la section académique de Montpellier, Philippe Allain.

Aujourd'hui, la Section du SNESup se sent orpheline: avec la disparition d'Alain Marchand, c'est toute une part de l'Université qui s'en va, de ses luttes, de sa mémoire. Alain était assurément un professeur, un maître qui a exercé une influence considérable sur ses étudiants; c'était aussi l'un de ceux qui ont façonné la personnalité de Paul-Valéry, par l'orientation qu'il a su donner à la section d'AES, entre autres choses; mais plus que tout, c'était un syndicaliste et nous sommes fiers de l'avoir eu pendant tant d'années comme secrétaire de notre syndicat. Il a su faire à ce poste, auquel il a consacré tant d'heures d'un travail pas toujours gratifiant, la preuve de ses qualités: ce n'est pas facile d'être un homme de compromis sans tomber dans la compromission, d'être un homme de principe tout en sachant être un homme de dialogue. Il avait aussi la capacité de ne jamais perdre de vue les perspectives nationales tout en gérant dans le détail les affaires locales. Il connaisait l'art difficile de faire vivre dans la même organisation des personnes aux idées et aux tempéraments très divers: il y faut beaucoup d'intelligence et de finesse, et il n'en manquait certes pas. Sans doute ces qualités étaient-elles favorisées par d'autres, qu'il mettait moins en avant: il aimait les gens et, malgré toutes ses occupations, trouvait toujours le temps de parler un moment avec ceux qui l'abordaient: son ironie-parfois terrible avec ses adversaires- son humour, avaient du mal à dissimuler son humanité et sa compassion. Aujourd'hui, beaucoup de jeunes et de nouveaux venus à l'université se sentent un peu perdus par la disparition d'une grande figure, beaucoup d'autres souffrent de celle d'un ami ou tout simplement de quelqu'un qui avait su avoir un sourire ou le mot qu'il fallait au bon moment. Nous ne verrons plus dans l'université Paul-Valéry la haute silhouette juchée sur le scooter, et elle nous manque déjà. La seule façon de lui rendre hommage, dans un monde qui semble se déliter, est de poursuivre la lutte et de refuser les renoncements.

Merci, camarade; merci, Alain.

Bureau de la Section du SNESup de l'Université Paul-Valéry,

le 7 janvier 2008.