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Comment le projet de loi Fioraso met en danger le service public

 

Différentes déclarations venant du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, ainsi que l'évolution du projet de loi laissent entrevoir qu'une place plus grande sera faite à l'enseignement supérieur privé dans le nouveau paysage qui se dessine.

Plusieurs mesures, allant dans ce sens, sont particulièrement alarmantes : les comités de sélection seraient ouverts aux personnels exerçant une activité de recherche, ce qui ouvre la porte aux cadres, impliqués dans la recherche et le développement, dans des entreprises privées, pour recruter nos futurs collègues enseignants-chercheurs. Ceci n'est pas acceptable et remettrait fortement en question le principe fondamental d'évaluation par les pairs.

 

De plus, la confirmation, r√©p√©t√©e, que les √©tablissements priv√©s auront toute leur place dans les futures communaut√©s d'universit√© est particuli√®rement inqui√©tante. Alors que ces communaut√©s vont avoir un r√īle de plus en plus important, comment expliquer qu'y soient pleinement associ√©s ces √©tablissement qui participeront, donc, √† la r√©daction des futurs contrats de site, mais seront aussi, de fait, associ√©s aux processus d'accr√©ditation des formations, leur ouvrant notamment l'acc√®s aux dipl√īmes de master ...

Ces annonces sont dangereuses car elles effacent insidieusement les diff√©rences de fonctionnement, de statut et d'identit√© entre service public d'enseignement sup√©rieur et √©tablissements priv√©s. De telles annonces, si elles n'√©taient pas rapidement d√©menties, pourraient √™tre interpr√©t√©es comme les signes d'une convergence progressive des deux syst√®mes. Cela voudrait-il dire que le service public que nous d√©fendons perdrait ce qui en fait sa force actuellement : des droits d'inscriptions r√©duits et d√©finis nationalement, des dipl√īmes cadr√©s et habilit√©s nationalement, des personnels prot√©g√©s par un statut national, ... ?

Enfin, nous condamnons ces annonces car elles m√©prisent l'investissement quotidien de nos personnels : comment expliquer que l'√Čtat, sens√© d√©fendre ce service, valorise √† ce point des √©tablissements priv√©s, souvent concurrents de nos universit√©s, qui prolif√®rent gr√Ęce √† des droits d'inscription √©lev√©s et √† une politique de communication offensive que nous ne pouvons pas nous permettre, quand, malgr√© le contexte √©conomique tr√®s contraint, nous nous mobilisons pour d√©fendre un enseignement sup√©rieur public de qualit√©.

Malheureusement ces annonces confirment les inquiétudes suscitées par le projet de loi sur l'ESR et retranscrites dans l'analyse de plusieurs organisations syndicales, reprises dans les motions votées, à l'initiative des élus FSU, au conseil de la faculté des sciences (FdS) et au CEVU de l'UM2, au CA de l'UM2.

 

Ci-joint les liens vers :